Afin de questionner la ou les manières dont les images peuvent exister dans l’espace public, l’habiller, l’habiter ou le faire vivre autrement, nous avons accueilli 3 intervenants aux profils et aux activités différentes mais complémentaires.
Sandgy Ségu, coordinateur de projets à la Maison de Bégon (qui nous accueillait pour l’occasion), nous a présenté les origines, le contexte et les envies qui ont présidés aux 2 éditions du Feu d’artifice numérique. Œuvre collective et participative, ces performances étaient le résultat de plusieurs mois de travail auprès de publics, de passants et d’habitants. Les participants ont prêté leur voix, leur visage, leurs gestes et ont réalisé de nombreux éléments graphiques, qui ont été scénographiés par la Cie Petite Nature pour aboutir à une explosion de pixels sonores et colorés.
L’association L’intention publique, représentée par son fondateur Mathieu Louis, nous a présenté « Meilleur accueil possible », un de ses projets participatifs. Réalisé avec les habitants du quartier Europe-Chateaubriand à Tours Nord, il a conduit à la réalisation d’un plan du quartier, par les habitants et pour les habitants. Poursuivi, lors d’une seconde phase, par un projet de signalétique, ce projet nous a permis de voir une image de la ville et des images dans la ville !
En plus d’être graphiste et membre du bureau, Emmanuelle Lauer est venue avec sa casquette d’artiste-plasticienne nous présenter son projet consacré à Louis XI et à l’écriture manuscrite. Retenue par la ville de Tours pour concevoir le pavoisement du pont Wilson durant l’été 2023, elle a imaginé et créé une série de 16 drapeaux colorés et riches en références.
À la manière Millef’œil, la soirée s’est prolongée par de nombreuses discussions permettant d’approfondir les présentations, de créer des liens et d’envisager des connexions entre les participants. C’est toujours mieux que des murs !
Faire des images pour habiter la ville